| John Malkovich |
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| Écrit par LA PRESSE CANADIENNE | |
| 02-08-2007 | |
John Malkovich se glisse dans la peau du peintre autrichien Gustav Klimt
L'entrevue téléphonique doit durer 15 minutes. C'est court, mais assez pour saisir un peu l'acteur: John Malkovich est une personne calme et posée, à la voix douce et légère, le genre de voix hypnotisante qui endort les enfants. Il aime parler cinéma, il aime surtout parler des autres. Par exemple, il ne tarit pas d'éloges envers le réalisateur d'origine chilienne Raoul Ruiz, avec lequel il a tourné "Le Temps retrouvé" (1999), "Les Ames fortes" (2001) et "Klimt" (2005), oeuvre vertigineuse qui devrait prendre l'affiche ici bientôt. "Raoul est un de mes réalisateurs préférés, a affirmé John Malkovich. J'ai toujours un grand plaisir à travailler avec lui. Il a une grande culture, il peut parler de n'importe quel sujet. Il me plaît énormément, il est très indépendant d'esprit." Pour retrouver son ami Raoul, mais aussi pour visiter le XXe siècle, il a ainsi accepté de se glisser dans la peau du peintre autrichien du début du XXe siècle Gustav Klimt, porte-étendard du "Jugendstil", auteur notamment du fameux "Baiser", du "portrait d'Adele Bloch-Bauer" et de "Judith". "C'est une époque que je connais très bien, a indiqué l'acteur. C'est une de mes périodes préférées au point de vue de l'architecture, de l'art, de la psychologie, donc je m'en suis inspiré." John Malkovich dit ne pas ressentir de pression supplémentaire lorsqu'il aborde des rôles historiques comme Klimt. Pour lui, le texte est la matière, et l'acteur doit se l'approprier, qu'importe la nature du rôle. "Pour un acteur, la première chose, c'est toujours le texte, c'est avec ça que tu dois travailler, c'est ça que tu dois comprendre, dire et vivre", a-t-il confié. Est-il un acteur intuitif? "Je suis instinctif", a-t-il rétorqué. L'acteur dit avoir toujours envie de jouer, de produire et de réaliser. Tout de suite après "Afterwards", de Gilles Bourdos, qu'il tourne en ce moment à Montréal avec Romain Duris et Pascale Bussières, il s'envolera vers Paris pour mettre la main finale à la mise en scène d'une pièce de théâtre. L'acteur américain d'origine croate dit aimer Montréal. "C'est une très jolie ville", a-t-il souligné. Il avoue n'avoir jamais mis les pieds à Québec. En revanche, son fils a déjà visité la Vieille Capitale. "Le français est sa langue maternelle, donc il vient avec sa classe." ![]() L'acteur s'exprime très bien en français. Tout doucement, comme les hommes qui n'ont plus rien à prouver. Il appuie chaque mot, s'interroge, fait preuve d'une grande courtoisie, à des années-lumière des personnages torturés qu'il a interprétés au fil des années. Pour lui, tout démarre au milieu des années 80. Il joue dans plusieurs films marquants comme "La Déchirure" (1985) de Roland Joffé, "Les Saisons du coeur" (1985) de Robert Benton et "L'Empire du Soleil" (1987) de Steven Spielberg. Mais c'est avec son rôle diabolique de Valmont dans "Les Liaisons dangereuses", de Stephen Frears (1988), que vient la notoriété mondiale. Son faciès inquiétant et son jeu inspiré marquent les esprits. Dorénavant, il aura à négocier avec le vedettariat. Mais le principal intéressé ne joue pas avec sa renommée. "Je ne pense pas à ca, mais j'accepte la vie d'acteur, a-t-il laissé entendre. Moi, je voulais faire ce métier pour mettre en scène tout simplement (...) mais la célébrité n'est pas une grande partie de ma vie." Ses choix confirment ses dires: tout au long de sa carrière, et ce, malgré quelques films plus populaires, Malkovich s'est imposé un parcours cinématographique exigeant. Il a tourné avec des monstres sacrés comme Michelangelo Antonioni, Volker Schlvndorff, Luc Besson et Woody Allen, le coeur entre l'Europe et l'Amérique |
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| Dernière mise à jour : ( 02-08-2007 ) |
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