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| Écrit par Journal ICI | |
| 10-10-2008 | |
AUX URNESPierre Thibeault Dans quelques jours, les Canadiens éliront un nouveau gouvernement. Le 14 octobre, d’un océan à l’autre, des dizaines de millions d’électeurs auront à exercer leur droit de vote pour désigner de nouveaux leaders. Ces élections risquent bien sûr de ramener un gouvernement conservateur majoritaire à Ottawa pour la première fois depuis l’ère Mulroney, l’ère post-Meech. Et qu’avions-nous obtenu après le règne du P’tit gars de Baie-Comeau? Celui du P’tit gars de Shawinigan. En fait, si vous n‘aimez pas les Conservateurs, une des meilleures raisons de ne pas voter pour eux est de réfléchir à ce qui viendra après... À TRAVERS SON CHAPEAU Ces élections fédérales du 14 octobre vont se dérouler sur fond de crise financière internationale. Comme chaque fois, si l’environnement et la santé font figure d’enjeux importants dans cette élection, c’est tout naturellement l’économie qui ravit la palme en tant que préoccupation majeure des politiciens comme des journalistes qui les suivent. Et ce qui me semble particulièrement inquiétant dans les discours économiques que tiennent actuellement les candidats, c’est leur assurance. Personne ne veut d’un politicien qui semble tergiverser, hésiter ou ne pas avoir de solutions à proposer. Pourtant, dans le cas qui nous occupe, et les économistes chevronnés de ce monde le claironnent à qui mieux mieux, c’est qu’il est impossible de prévoir comment cette crise majeure va évoluer. Krach boursier? Hausse radicale des taux d’intérêt? Déflation? Inflation? Fusions accélérée d’entreprises et de banques? Régulation de la situation avec le temps? Personne ne sait. Et nos politiciens de pérorer sur la stabilité absolue que garantirait leurs politiques économiques respectives s’ils étaient élus. QUID DE LA CULTURE Passer au travers des programmes des différents partis politiques et y chercher des mentions relatives à la culture revient à fouiner dans une botte de foin dans l’espoir d’y dénicher une aiguille. Nous aurions pu croire qu’avec les compressions récentes mises en œuvre par le gouvernement Harper, le dossier de la culture saurait émerger un peu plus qu’à l’habitude. Oh, bien sûr, le Bloc nous promet de veiller à la protection de notre culture «si-tant-distincte» mais il fait dans le flou artistique qui le caractérise, sans préciser de quelle culture on parle, comment on va la protéger ni de quelle manière elle est menacée... LA MEILLEURE En épluchant les programmes des quatre principaux partis, certaines phrases nous font sourire ou sursauter. Celle qui tue? Elle vient de la lettre d’intention de Jack Layton, leader du NPD: «Tout d’abord, il faut agir en pensant à ce qui se dit dans vos cuisines, non pas seulement à ce qui se dit dans les salles de conférence.» LA MEILLEURE (BIS) Hormis le Super Bowl, les campagnes électorales sont sans conteste le lieu que chérissent tous les publicitaires choisis pour y jeter leur créativité. Les résultats ne sont pas toujours heureux, mais parfois l’éclair se produit. Ma préférée entre toutes les publicités, je la dois au Parti libéral. Le long de l’autoroute 10, un immense panneau rectangulaire séparé en deux au milieu. Du côté gauche, le prénom «Stephen» sur des images lugubres synonymes de pollution... Du côté droit, le prénom «Stéphane» et des images quasi paradisiaques. Du grand art publicitaire. UN P’TIT NOUVEAU Après Sophie Durocher, voilà que c’est au tour du cinéaste et anthropologue Pierre Falardeau de se joindre à notre équipe de chroniqueurs. Son regard sur notre monde fera sursauter, amusera, informera, alimentera, surprendra et ne laissera personne indifférent. Comme le journal que vous tenez entre vos mains. Normal que sa place soit ICI. Bienvenue à bord, camarade! www.icimontreal.com |
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