Les Nouvelles
Chants funèbres
| Chants funèbres |
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| Écrit par Journal ICI | |
| 10-10-2008 | |
Le Miserere du compositeur italien Gregorio Allegri sert de toile de fond à l’intrigue policière du nouveau Jean-Christophe Grangé. Entrevue.
Christophe Rodriguez Étoile de la rentrée littéraire française, Jean-Christophe Grangé peut aisément «parader» aux cotés des Stephen King et autres Dan Simmons, et pourquoi pas Simon Weisenthal, regretté chasseur de nazis qui a côtoyé le mal sous toutes ses formes. Des Rivières pourpres au Concile de pierre, Grangé ne fait jamais dans la dentelle et explore les dédales du surnaturel «encadré», importante précision pour comprendre le cheminement d’un homme qui a vu l’horreur de près. Avec Miserere, œuvre accomplie et certai-nement beaucoup plus construite que les précédentes, il s’attaque aux rapports entre la recherche d’une pureté divine et le mal que cela peut engendrer. À quelques heures d’un départ pour l’Argentine, repérage pour un film oblige, il nous a donné quelques clés. «Si le roman est une œuvre de fiction, la trame de Miserere est on ne peut plus vraie, dit-il. Tout ce qui concerne les bourreaux chiliens et argentins provient d’un reportage que j’avais réalisé après la dictature Pinochet. Dans un coin reculé, à l’abri des regards indiscrets, et moyennant plusieurs millions d’euros, une secte dirigée par un ex-tortionnaire du régime, adepte des théories fumeuses du IIIe Reich, faisait face à de très graves accusations.» Disparitions d’enfants, meurtres reliés à des pratiques religieuses et toujours cette dualité entre l’expérience et la jeunesse. «Contrairement à d’autres auteurs, je ne cherche pas à expatrier mes histoires, explique Grangé. Mon terrain de prédilection est la France, puis le sujet de l’enquête sort des frontières. L’énigme chilienne, la déportation des bourreaux et des criminels de guerre... Le cas Pinochet a servi de bougie d’allumage à une étude sur la notion du Mal, et cela sous-tend mon travail depuis que j’ai commencé à écrire.» Et toujours, deux policiers aux prises avec leurs démons intérieurs. «Lionel Kasdran, ancienne gloire pour qui ordre et rigueur ne faisaient qu’un, se trouve confronté à un problème qui dépasse en partie ses compétences, tandis que Cédric Volokine est un rescapé d’erreurs de jeunesse. J’aime cette dualité d’apprentissage, cette confrontation qui rend l’humain non pas meilleur, mais certainement plus conscient de ses limites.» www.icimontreal.com |
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| Dernière mise à jour : ( 10-10-2008 ) |
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