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Pop Montréal Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Roxanne Doucet   
09-10-2008


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ImageDécouvrez les coups de coeur musicaux et les groupes à surveiller selon Roxanne Doucet

Après avoir parcouru la Main du nord au sud sur ma bécane old school avec un programme de Pop griffonné et froissé au fond de ma sacoche vintage, j’ai finalement atteint la ligne d’arrivée du marathon Pop Montréal, reprenant maintenant mon souffle sur les airs de mes découvertes musicales. De taxi en taxi, d’ampli en ampli, je me suis promenée pendant 5 jours afin de tout voir et de tout entendre pour assouvir cette curiosité qui me tenaille et qui me tient en vie. Le cou endolori après avoir trop headbanger, les jambes fatiguées après avoir trop dansé mais  la tête emplie de bonne musique, j’attends la prochaine édition, le cœur encore à Pop. Pour vous faire patienter jusqu’à l’année prochaine, voici la liste de mes coups de cœur du festival Pop Montréal 2008 avec amour…

Un peu

Géraldine

Avec un nom comme Géraldine, impossible de passer inaperçu, surtout si tu traînes avec une bande qui porte des cagoules orange fluo. N’ayez crainte car Géraldine et son complice Navet Confit vous enrôlerons dans leurs bras avec une musique expérimentale plutôt difficile à saisir. On peut dire aussi que la jeune femme a une personnalité contrastante même bipolaire. Avec son air innocent, elle susurre des mots doux l’instant d’une chanson, mais se métamorphose soudainement, une cagoule sur la tête,  donnant une performance à la limite du délire sur les rythmes noisy des Cagoules Duguay. Accompagnée de Navet Confit, de Carl-Éric Hudon et de sa guitare bruyante, elle nous  offre une pop déjantée pas très accessible, chantant avec une voix tantôt enfantine, tantôt criarde mêlée à des paroles faisant ni queue ni tête. Gageons que Géraldine et les Cagoules Duguay feront un malheur sur la scène underground montréalaise avec la folie de Sold-Out Capitalisme.

You Say Party! We Say Die!

La bande punk-new-wave était de passage à la Tulipe pour nous présenter les meilleures chansons de leur dernier album Lose All Time sortie  en 2007. Adepte des chansons les plus agressives de la formation de Vancouver comme The Gap et Like I Give Care, j’ai par contre été déçue par la linéarité des chansons qui se ressemblaient toutes. Dansant comme une petite ballerine rebelle habillée en American Apparel, la jeune chanteuse Becky Ninkovic, le pendant pop de Duchess Says, a donné une performance énergique sans trop en faire invitant même ses amis de Winter Gloves à venir faire la fête sur scène, un moment qui  ajouta à la prestation pas si mortelle de You Say Party! We Say Die!  mais toutefois efficace.

Femme

Chaque fois que Femme (anciennement Plante ta femme) monte sur une scène, on peut s’attendre à tout et n’importe quoi du chanteur Julien Aidlebaum, phénomène androgyne mi-ange mi-démon. Inspiré des New Order et Depeche Mode de l’époque eighties, le claviériste Sidney se déchaîne derrière son synthétiseur subissant les frasques de son frère debout sur une table qu’il s’improvise comme scène. Toujours aussi fascinant et l’air délirant, le chanteur dansant frénétiquement  perché dans la vitrine du Preloved m’a fait sourire. Les personnages glam-trash de Femme signé sur Saboteur Records donne définitivement une bien meilleure performance en duo qu’en quintet. Prenant une voie sonore pop-punk très commercialisable, Julien devra s’assagir s’il veut se faire aimer des mères de jeunes adolescents. Icônes d’une nouvelle mode ou stars éphémères, qui sait où Femme nous mènera en 2009. Un album est prévu et le EP Bathub Clash est déjà dans les bacs prêts à exploser.

Beaucoup

Hot Chip

À voir leur têtes nerdy, nous ne sommes pas surpris d’apprendre que Hot Chip fait parti des meilleurs bidouilleurs électro-pop de notre génération. Même si j’ai écouté en boucle leur dernière galette Made in the dark, j’avais du mal à identifier les chansons quand les premières notes retentissaient dans le Métropolis car en live, les génies en herbes font tout autrement. S’adonnant à un jam électronique impressionnant, les membres de Hot Chip, pas très gracieux, adorent en changer les mélodies et les rythmes au gré de leurs inspirations pour nous donner  les beats accrocheurs des pièces comme Ready for the floor et Hold On d’une façon tout à fait différente d’un spectacle à l’autre au plus grand plaisir du public. On aime le fait que Hot Chip puisse se renouveler et se régénérer à chaque fois. Les nerds ont trouvé la formule… pas étonnant!

Congorock

Les partys de 33mag ne finissent jamais comme on l’espérait, entrainant souvent les fêtards dans un dérapage incontrôlé. Avec Congorock derrière les platines, il n’est pas surprenant d’avoir perdu le contrôle de nos moyens, les verres n’aidant en rien la perte de nos sens vendredi soir dernier. C’est dans une ambiance euphorisante que Dj d’ Italie a fait danser le Coda mixant le crunk sale de Crookers et la house festive de Basement Jaxx. Présentement en tournée avec MSTRKRFT, Congorock va sans aucun doute faire disparaitre la monotonie  de l’automne en sévissant dans les clubs d’un bout à l’autre  de l’Amérique. Les Italiens font peut-être la meilleure pizza mais ils fabriquent aussi un électro des plus dansant. Si vous êtes en amour avec le genre et que vous vous ennuyez des partys Peer Pressure, découvrez aussi  The Bloody Beetroots, A-Trak et Don Rimini.

The Black Kids

Dès qu’on entend la bande de The Black Kids à l’œuvre, ont remarque qu’ils pataugent maintenant dans la cour des grands pour se rendre jusqu’au sommet. Considérés comme étant un des groupes les plus attendu du festival, les gamins performant pour la première fois à Montréal, ont prouvé qu’ils avaient fait leurs devoirs. Avec des pièces pop-rock entraînantes à souhait comme leur nouveau single Look At Me When I Rock Wichoo, une bonne mixture entre la musique de The Go!Team et les sons des années 60, The Black Kids prouve qu’il n’est pas une mauvaise idée de fouiller dans le garde-robe de grand-mère pour y trouver l’inspiration. Ce soir-là, les deux filles de la formation avaient l’air des pin-up des temps modernes tout droit du film Hair Spray chantant en coeur sur des airs de Grease. Même si toutes les pièces n’ont pas su retenir mon intérêt, Listen to your body tonight sonnait comme une de ces chansons de hipsters qui m’a fait bouger les épaules inévitablement.

Passionnément

The Knux

Parmi une petite foule entassée à la boutique Preloved sur St-Laurent, The Knux ont réussi à faire danser Teki Latex, Donzelle et les autres. Avec leur «garage-hop», les deux frères originaire de la Nouvelle-Orléans  nous ont balancé leur flow rapide et frais sur l’excellente Bang Bang, une copie réussie des vieux hits de Outcast. Pas gangsters pour deux sous et usant de la même désinvolture que le populaire duo  de Mrs Jackson, The Knux a conquis la foule avec leur moue sympathique lançant des clin-d’œil par-ci par-là aux demoiselles dans la place. En terminant avec un hit comme Cappucino,  le Preloved toujours fumant en redemandait encore et encore. Peu connu sur la scène montréalaise mais ayant un potentiel d’exportation à l’international, The Knux est sans aucun doute les stars de  demain. Nous avons peut-être les plus belles filles à Montréal aux dires de ces messieurs mais les gars de The Knux ont  la meilleur vibe de la Louisianne.

Passion Pit

C’est à la Sala Rossa que mon cœur a flanché pour Passion Pit, la formation de Boston dirigé par Michael Angelakos. Alliant une  bonne humeur à la Of Montréal, un assemblage à la Broken Social Scene et un électro qui me fait penser a MGMT sur la pièce I’ve got your number, la musique de Passion Pit est tellement éclectique qu’il est difficile d’en caractériser le style. C’est pour tous ces éléments rassemblés et bien plus encore que je décidai d’acheter l’album Chunk Of Change du vibrant combo dans un élan de passion. Contre toutes attentes, Passion Pit fût bien meilleur en concert qu’il ne l’est en stéréo, l’excellente performance du groupe n’étant malheureusement qu’un bref souvenir. En attendant le prochain rendez-vous galant de Passion Pit à Montréal, je me contenterai de la pièce Better things qui me rend tout de même amoureuse.

Ratatat

Pour connaître mes états d’âme sur le spectacle de Ratatat au Club Soda, allez lire l’article complet sur la soirée du 3 octobre dernier. De la musique avec un grand M, de l’amour avec un grand A.    À suivre…

Pop Montréal, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie!
 
Dernière mise à jour : ( 10-10-2008 )
 
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