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Cut Copy
| Cut Copy |
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| Écrit par Roxanne Doucet | |
| 26-09-2008 | |
Bonheur apocalyptique- retour sur spectacle au Club Soda par Roxanne Doucet
C’est samedi dernier que je me suis projetée dans la foule dense du Club Soda qui affichait complet pour la venue de Cut Copy et The Presets, deux groupes de l’étiquette australienne Modular. Me frayant un chemin dans la masse, c’est aux premiers rangs que je me suis faufilée pour acclamer le duo électronique de l’heure, The Presets. Entassée entre tous ces êtres surhumains, je sentis soudainement la chaleur et l’euphorie monter, mes pieds ne tenant plus en place et mon cœur battant au son des premières notes de la pièce Talk like that. C’est à cet instant que je me suis retrouvé dansant sur la planète Apocalypso. À en juger les vidéoclips de l’excellente My People de leur plus récent album, The Presets ont vraiment l’air d’être sur une autre planète. Originaires de Sydney, Julian Hamilton et Kimberley Moyes sont passés maîtres dans l’art de faire danser les foules des quatre coins du cosmos. Affichant complet déjà dans plusieurs grandes villes, c’est avec un électro –pop futuriste mixé à des voix psychédéliques et obscures que le duo nous entraîne dans un monde irréel surenchérit de synthés eighties et de sons hybrides. Mêlez la voix passée au vocoder parfois tendre ou agitée de Julian Hamilton et la touche rock de Kim Moyes à la batterie, et vous obtenez The Presets, une combinaison gagnante sur toute la ligne. Prenant la scène d’assaut avec une énergie enviable, The Presets nous a offert un peu de nostalgie avec des pièces de son premier album Beams comme Down Down Down et Are you the one? qui ont été maintes fois remixées par des djs de la scène internationale. Attaquant les pièces d’Apocalyspo avec un son fidèle à l’album, irréprochable, la formation en a mis plein la vu aux fans d’électroclash, aux fluo-kids et aux baby-boomers déchainés pour l’occasion. Connu pour leur extravagance, les australiens se sont donnés en spectacle sans trop d’effets visuels à la Daft Punk mais juste assez pour créer une ambiance de nightclub au Club Soda avec des projections vidéo abstraites et des néons multicolores changeant de couleurs au fil de la prestation. Bref, The Presets, c’est tout simplement un électro qui rend heureux et qui donne le goût de s’envoler vers un autre univers. Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour The Presets. Moins intense que leurs voisins du sud, la formation de Melbourne, Cut Copy, nous a aussi emporté dans une galaxie où les synthétiseurs et les voix candides gravitent. Le groupe disco-new wave tant attendu nous a offert une performance sans failles séduisant même les plus sceptiques du temps de leur premier album Bright like neon love.
La mise en scène audiovisuelle très artistique de Cut Copy succédant aux psychotiques The Presets nous donnait l’impression d’être au musée d’art contemporain à une heure tardive. Nous offrant en majorité des chansons de leur plus récent album In ghost colors parût plus tôt cette année, Cut Copy a gardé la pièce de résistance Lights and music pour la fin et revenant après un court rappel pour interpréter Heart On Fire, mélodieuse et délicieuse à souhait (même si j’en préfère le remix de Midnight Juggernauts).
Enfin, que de bonheur en cette soirée parfaite sous les néons passée en présence de Cut Copy et The Presets, deux groupes dignes d’une musique électronique astronomique. |
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| Dernière mise à jour : ( 30-09-2008 ) |
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