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Écrit par Journal ICI   
26-09-2008


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Image Marc-André Grondin a beau être un garçon populaire et très occupé, il trouve du temps pour le festival Pop Montréal.

Familier ou pas avec cette célébration orgiaque de la musique, suivez le guide!

Evelyne Côté

Ce n'était pas pour jouer au porte-parole que Marc-André a pris le micro, il y a deux semaines, mais pour donner le coup d'envoi à la conférence de presse de Pop Montréal. Entre deux vols Montréal-Londres (Marc y tourne 5150 rue des Ormes d'Éric Tessier, tiré du roman de Patrick Sénécal, jusqu'à décembre) le bellâtre aux yeux caméléon, dont on ne connaît toujours pas la couleur (noisette? verts? pers? on ne se peut juste plus?) tenait simplement à être présent pour l'occasion.
«Je connaissais assez bien l'organisation à cause de The Adam Brown», dit l'ex-batteur du groupe rock en hiatus, lui qui s'est d'abord fait la main sur les batteries de son paternel, puis dans le groupe Nitrosonique. «Pop et Dan Seligman [directeur-fondateur] nous ont toujours soutenus en nous bookant des shows. J'ai été un peu surpris qu'on me demande de m'y associer, mais j'ai trouvé ça cool. C'est un festival qui est bien connu de la communauté anglo, pour lequel il est nécessaire de sonner la cloche du côté franco. Si les gens veulent découvrir le prochain Arcade Fire ailleurs qu'à Bons baisers de France par exemple, dans une salle de concert au lieu d'à la télé, eh bien c'est là que ça se passe. C'est la crème de la crème avant tout le monde!»

Car si le festival a d'un côté l'envergure du Jazz ou des Francos (400 groupes en cinq jours!), c'est en catimini qu'il œuvre, sans mobilisation du territoire ni de scènes géantes extérieures. Ancré dans un paramètre recouvrant le Plateau et le Mile-End, pas par snobisme mais par souci de proximité pour les mélomanes gourmands qui désirent s'enfiler trois, quatre ou cinq prestations par soirée, Pop s'affaire à dégoter des salles inusitées afin de réinventer l'expérience de scène, et couple des artistes méconnus ou étranges avec des stars de l'underground, question de déboussoler le public qui en redemande.

«C'est un festival qui a réussi à faire énormément avec très peu. Depuis sept ans, sans les infrastructures ou les ressources des grosses boîtes, ils font jouer des centaines de groupes en cinq jours, dans cinquante salles. Faut le faire!», s'étonne celui qui joue dans le dernier Rémi Bezançon, Le premier jour du reste de ta vie, qui sera présenté en octobre au Festival du nouveau cinéma avant de prendre l'affiche en janvier.

La simultanénité rassembleuse, voilà ce qui imprègne le plus cet événement où la passe all access est de mise: il y a là une espèce de communion disjonctée entre tous les participants, organisateurs, musiciens, auditoire, tous conscients des cinquante possibles dans cinquante lieux, au même moment. «Il y a quelques années, j'avais vraiment fait le marathon Pop, à courir d'une salle à l'autre et d'un bar à l'autre pour voir une dizaine de bands chaque soir... Pour moi, c'est vraiment ça, Pop Montréal: profiter d'autant de talents et découvrir le plus de trucs possible», résume-t-il.

Oui, Pop, c'est le party chez le voisin qui se termine aux petites heures du matin, un soir de semaine. Les rencontres qui  rythment la soirée, et qui dictent les pas pressés ou les arrêts prolongés. L'éclat des premières fois pour des vétérans rares: Patti Smith à l'Église Saint-Jean Baptiste l'an passé. Malajube à cinq heures du matin dans un loft de Parc Ex. Arcade Fire à ses débuts. Blonde Redhead, Beck, Interpol, Queens of the Stone Age, Broken Social Scene, Arthur H, Spank Rock, Kool Keith, Joanna Newsom, Roky Erickson, Anthony and the Johnsons, Michel Pagliaro, Buck 65, Gonzales, Patrick Watson, A-Trak, Chromeo...

Finalement, Marc-André, ce festival de trois lettres, tu le décrirais comment, en trois mots? «Spontané, audacieux. Et j'ajouterais: diversité. » www.icimontreal.com
Dernière mise à jour : ( 26-09-2008 )
 
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