Journal ICI
(Re)Tourner en enfance
| (Re)Tourner en enfance |
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| Écrit par Journal ICI | |
| 26-09-2008 | |
C’est pas moi, je le jure!
Pour son troisième film, C’est pas moi, je le jure!, Philippe Falardeau embrasse la chronique familiale d’un petit garçon en confiant les rôles des parents aux très occupés Suzanne Clément et Daniel Brière.
Martin Gignac Philippe Falardeau est visiblement fier de son opus. D’ailleurs, il n’hésite pas à exécuter quelques culbutes entre deux entrevues. C’est que sa récente adaptation - réappropriation - des écrits de Bruno Hébert se veut très personnelle. Il a su garder sa marque de commerce (l’alternance entre le rire et le drame, la quête identitaire du protagoniste) en racontant les aventures du jeune Léon (Antoine L’Écuyer), 10 ans et très mal dans sa peau dans ce douloureux été de 1968. Le projet n’a cependant pas été de tout repos et ce, même si le tournage s’est bien déroulé. «Ce qui était dur, c’est qu’il fallait que j’aille creuser dans des trucs personnels, explique le réalisateur. Je suis quelqu’un de très cérébral dans ma vie et, quand je vais du côté de l’émotion, j’ai tendance à avoir mal au ventre quand je rentre chez moi le soir.» LE NOUVEL ÉMEU Si l’émeu est le symbole de Congorama, Antoine L’Écuyer serait celui de C’est pas moi, je le jure! «Il est dans toutes les scènes, il est presque dans tous les plans, souligne le metteur en scène. Si lui ne marche pas, le film ne marche pas.» Des enfants en détresse, le Québec n’en manque surtout pas (Les bons débarras, Le ring...). Et ceux dont le long métrage repose sur leurs épaules brillent généralement de mille feux. C’est le cas du petit-fils de l’acteur Guy L’Écuyer, mais aussi de Gabriel Maillé, qui campe le grand frère de Léon, et de Catherine Faucher, une amie. «Ils sont tellement bons! lance Suzanne Clément. Ils font ce qu’ils veulent, ils vont jouer dans l’arbre, ils reviennent et ils rient de toi parce que tu essayes de te concentrer!» L’interprète de Sophie Paquin a le douloureux mandat de donner des couleurs à une mère qui n’est pas toujours un modèle pour son fils Léon. «C’est avant tout une artiste qui a besoin de s’exprimer, de vivre passionnément et qui ne peut pas être éteinte», note celle qui a défendu des rôles importants dans L’audition et La brunante. «Elle ne sait pas où elle s’en va et c’est très destructeur.» ZONE D’INFLUENCE Afin de bien équilibrer cette famille qui se déchire, Suzanne Clément forme un couple dépareillé avec Daniel Brière, deux comédiens qui étaient au générique de Watatatow. «On se tirait des pots et on se chicanait, c’est tout ce qu’on a fait», se rappelle le jeune premier du Déclin de l’empire américain en décrivant les relations de leurs personnages pendant le tournage de C’est pas moi, je le jure! Ce père rigide et autoritaire est loin d’être parfait. «Il est mésadapté pour parler à ses enfants», admet celui qui est présent au petit écran dans l’émission Les parents. «À cette époque, je pense qu’il y avait une grande distance entre ces deux générations-là.» La collaboration entre Daniel Brière et Philippe Falardeau, qui a débuté avec La moitié gauche du frigo, évolue d’une façon insoupçonnée. Surtout depuis que le cinéaste planche sur l’adaptation cinématographique de Bashir Lazhar, une pièce d’Évelyne de la Chenelière qui a été mise en scène par le codirecteur artistique du Nouveau Théâtre Expérimental. Un projet qui fait déjà saliver le réalisateur. «Ça fait des années que je veux traiter de l’immigration. J’ai toute la liberté possible autour du personnage et j’ai la matière première que je cherchais depuis longtemps. » www.icimontreal.com |
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| Dernière mise à jour : ( 26-09-2008 ) |
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