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Land of Talk Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Journal ICI   
22-09-2008


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Image Après une longue attente murmurée, Land of Talk refait jaser.
 
NOUS SOMMES LACS

Félix Dyotte

On l’a attendu longtemps, leur album. Deux ans et demi sans nouveau matériel, durant lesquels Land of Talk a épuisé toutes les opportunités de tournée possibles et inimaginables, faisant maintes fois le tour du vieux continent et arpentant le nôtre de long en large - rappelons-le, sur la seule promotion d’un maxi. Ils préparent maintenant leur premier lancement digne de ce nom.

«Officiellement un album doit être d’un minimum de 30 minutes. Le nôtre faisait 27 et demie», explique Elizabeth Powell, leader du groupe. «Avoir su plus tôt, j’y aurais ajouté mon projet expérimental noise hip-hop à la fin... Histoire que ça fasse un vrai album!» Mais voilà enfin chose faite. Trente-neuf minutes d’un rock bien montréalais, naturel et viscéral, flaflas et orchestrations baroques en moins. Un long périple qui n’enlèvera pas au groupe la fièvre indie qui le caractérise, dont la survie est assurée par les quelques subventions qui restent d’un Canada solidaire en péril. Et Liz tient à remercier ce qu’il en reste.

Après avoir flirté avec la scène internationale, tournant en Europe avec The Decemberists et partageant la scène avec Broken Social Scene pour n’en nommer qu’une fraction, on peut se demander ce qui lui reste de son identité montréalaise. «Je m’identifie certainement à la scène d’ici. Nous étions tous amis avant toute chose, nous allions à la piscine, dans des cafés. J’ai récemment participé à un single de Karkwa et aussi à l’album de Patrick Watson. »

LA MÉTÉO HUMAINE
En traduction littérale, le nouvel album de cette «Terre de la Parole» s’intitulera «Certains sont des lacs». Quelle est cette nouvelle science? Géographie du cœur? «La chanson-titre s’appelait à l’origine “Summer Lakes” (lacs d’été), mais notre bassiste a écrit “Some Are Lakes” à l’ordi. Et je me suis mise à penser à des types de personnalités en les identifiant à des thèmes géographiques et topographiques, comme on le fait plus souvent avec des animaux. J’identifie certains à des lacs, d’autres à la mer ou à la montagne.» Décidément, c’est une terre qui parle.

«La première chanson de l’album, “Yuppy Flu”, parle d’un scientifique embauché par l’hippodrome pour assurer le beau temps. Il doit inventer un appareil qui percerait les nuages de pluie et les viderait. Pour les Jeux olympiques de Beijing, cette fantaisie est devenue réalité. Ils ont armé des fermiers de canons qui propulsaient des canettes d’iodure d’argent dans les nuages de pluie pour qu’ils ne frappent pas Beijing. Nos chansons mentionnent la mort, le destin, et la peur de notre sort. Mais c’est encore davantage un album sur la paix, être en paix avec la vie et comment on la vit. »  www.icimontreal.com
Dernière mise à jour : ( 22-09-2008 )
 
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