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I Love Neon?
| I Love Neon? |
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| Écrit par Soundbeat Radio | |
| 17-09-2008 | |
Retour sur la soirée de clôture du Neon Nights Festival. Par Martial Déragon
On aurait pu s’attendre à une jolie combine de la part des organisateurs du I Love Neon pour la suite du Neon Nights Festival. En effet, réunir sous un même toit le maître à penser, Mike Simonetti, du label Italians Do It Better et la vedette montante de l’électro-house made in UK Calvin Harris, voilà un combo qui se doit d’en mettre plein la vue. Pourtant, nos attentes sont vite tombées à plat, ennuyés par de nombreuses erreurs de parcours tout au long de la soirée. Le premier obstacle aura sans doute été de voir la grande salle aseptisée et littéralement froide du Théâtre Telus, l’ancien Aria. Dans cet espace vague, gris et sans charme, c’est avec peine que les invités remplissaient le tiers de l’espace allouée pour l’événement. La seconde déception est due à l’heure devancée du dj set de Mike Simonetti qui, à minuit, a laissé sa place au jeunot non inspiré B.U.R.N.S. qui lui, balance les tubes trop joués de Justice dès le début de son mixe. On décide alors d’aller prendre l’air et on retrouve Simonetti à l’extérieur. L’homme blagueur, nous demande si on a payé pour entrer à cet événement et nous félicite de ne pas avoir eu à débourser un cent pour y accéder, quoique qu’on l’aurait peut-être fait malgré le tarif exorbitant de la soirée (plus de 25 $). Il poursuit en nous informant qu’il a égaré son dj bag de vinyle, n’a pas dormi depuis plus de 24 heures, qu’il doit quitter pour Chicago le lendemain et se questionne toujours sur sa venue dans cette soirée trop hype à son goût et pas assez axée sur la qualité musicale des djs set qui le suivront. Il nous quitte en nous signalant qu’il sera de retour dès le mois de novembre prochain et que l’événement dont il fera parti sera mieux encadré musicalement. Il partira tout de même souriant, heureux d’avoir pu expliquer ses déboires… On retourne à l’intérieur pour comprendre qu’il n’y a aucun fil conducteur à cette soirée qui, après des élans new disco, baigne maintenant dans une soupe d’émules du label Ed Banger avant de nous perdre jusqu’à la fin entre des soubresauts tantôt électro-house à la The Thing Things, tantôt maximal-électro à la Congorock avant de finir avec des relents dance 90’s. Bref, un énorme désordre orchestré par le « branchouillard » : Calvin Harris. Décevant… Ne cherchons pas ici à pénaliser les organisateurs du Neon Nights Festival qui ont au l’audace de prendre des risques et de présenter de nouvelles têtes au public montréalais. Nous pouvons par contre nous rappeler un temps pas très lointain où un seul dj passionné (Sven Väth, Tiga, Michael Mayer…) pouvait nous faire danser des heures durant, au contraire du modèle actuel, calque maladroit de la scène rock, où un dj « starletteux » mixe avec peine dix pièces avant de disparaître, laissant le public sur sa faim et fauché d’une bonne poignée de dollars. Quel joli chant de sirènes nous attend encore? |
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