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Nuits d'Afrique
| Nuits d'Afrique |
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| Écrit par Gabrielle Brassard-Lecours | |
| 23-07-2008 | |
Retour sur le festival par Gabrielle Brassard-Lecours
Bien dommage que ce festival hors de l’ordinaire et tellement vivant coincide avec d’autres évènements, tels Juste pour Rire, le festival d’été de Québec, Fantasia…On ne sait plus où donner de la tête. C’est donc une visite éclair mais bien appréciée que j’ai faite à la 22ème édition du festival international Nuits d’Arique. Parrainé par Idir, une légende de la musique kabyle, et Monica Freire, reflétant la musique du monde sur la scène montréalaise depuis quelques années, le festival offrait des prestations venant de 27 pays, 23 spectacles en salles, une programmation extérieure impressionnante et le Village des Nuits d’Afriques, les 17, 18, 19 et 20 juillet dernier. Les spectacles intérieurs se séparaient entre le Métropolis, Le National, le Kola Note et l’incomparable Club Malattou, berceau de la musique festive africaine. On a pu voir, pendant le festival, des groupes inédits, connus et moins connus, mais transmettant toujours les rythmes uniques et contagieux de la joie de vivre africaine, exprimant toutes les émotions, négatives ou positives, à travers la musique, ultime instrument rassembleur et accessible partout à travers le monde. Dimanche 13 juillet avait lieu le concert, en grande première, de Souleymane Dimanka. Arrivant de Québec, ou il était la veille en concert dans le cadre du 400ème, Dimanka (et l’avant-veille au festival d’été de Québec) est un ‘’slammeur’’sénégalais à la voix grave, mélodieuse et sensible. Il entre dans l’émergence de plus en plus populaire du slam (sorte d’art d’expression orale, mi parlé, mi-chanté, pratiqué dans des lieux publics). Il fait penser à Grand Corps Malade, avec qui il interprète d’ailleurs une très belle chanson en duo, Au bout du 6e silence. Il possède par contre son propre style poétique et musical, aux accents très jazz, blues et africains. Un étrange mélange qui s’harmonise bien, qui s’écoute comme un charme et qui dégage sur la scène. Son album, l’Hiver Peul, est intimiste et mélodieux. N’ayant pas assisté au festival autant que j’aurais voulu, j’en ai tout de même profité dimanche 20 juillet, afin de faire un tour sur la scène extérieure, qui, comme dans tous les festivals, présente toujours des groupes plutôt ‘’découvertes’’, et où il règne une ambiance conviviale et familiale.
C’est ainsi que j’assistai aux performances de Balkan Baklava Band, un groupe d’ici vraiment sympa, aux rythmes enlevant et à l’énergie débordante, du Tac-Tic Polo Montreal All Stars, qui, eux aussi, ne lésinaient pas sur le multi-instrumentalisme, la danse et l’ambiance festive. Durant les pauses, on pouvait se promener dans le Village des nuits d’Afrique, qui proposait toutes sortes d’objets, principalement des bijoux, d’Afrique et d’ailleurs (plusieurs vendeurs étaient sud-américains). Le site extérieur, situé au carré Émilie-Gamelin dans le centre-ville, proposait également des ateliers de danse et des activités pour les enfants.
Le festival Nuits d’Afrique se clôturait avec Kadan’s, de la Guadeloupe, au club Balattou, avec un mélange du funk, de rock et de zouk. Des ryhtmes toujours entraînant et festifs, à l’image de l’esprit du festival Nuits D’Afrique, qui réchauffe encore plus nos soirée d’été! |
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| Dernière mise à jour : ( 28-07-2008 ) |
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