Les Nouvelles
TV on the Radio
| TV on the Radio |
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| Écrit par Amélie Poirier | |
| 02-07-2008 | |
Retour sur le spectacle présenté dans le cadre du Festival de Jazz International de Montréal, par Amélie Poirier
Plus d’une fois le nom de TV on the Radio a été cité, mais ce, beaucoup plus par le réseautage qu’à la télé ou à la radio. Ultra moussé par le bouche à oreille et sujet de nombreux blogues, TV on the Radio est LE nom sur les lèvres de plusieurs artistes dont David Bowie lui-même, qui les compte parmi ses groupes favoris avec Arcade Fire. Pour moi, ce band de New-York n’était alors qu’un groupe indie-rock, populaire certes, mais dont la musique restait encore obscure à mes oreilles de jeune mélomane en herbe, chaste et pure, telle la vierge Marie qui rentre dans un bordel pour la toute première fois. Tout ce que j’en connaissais était le nombre démesuré de remix de la chanson Wolf like me… jusqu’au soir où, encore une fois, le Jazz s’est occupé de parfaire mon éducation et d’élargir mes horizons. 20h45. Vivian Girls a ouvert la soirée devant un Métropolis à peine rempli au quart de sa capacité. Basé sur le modèle du trio typique, une blonde à la guitare, une rousse à la basse, une noire à la batterie et leurs trois voix réunies, on obtient comme résultat une musique tellement simple, pour ne pas dire facile, que les trois dames semblent jouer la même chanson du début à la fin. Un début laborieux plus tard… 21h50. Cette fois-ci, la salle est presque à moitié pleine. Sur une lancée plutôt soul, le quatuor démarre. Puis, le rock exploratoire entendu de l’extrait Wolf like me refait surface et restera sur toutes les chansons à suivre. Originaires de Brooklyn, le quatuor se compare énormément à Bloc Party. Même style, même attitude, même musique. Ce qui se démarque : le chanteur principal, Tunde Adebimpe, avec une voix soul unique et une présence mystérieuse, se tortillant sur scène, les yeux fermés, se prenant la tête d’une main, alors que l’autre s’agite dans les airs, comme si la musique flottait d’elle-même, au-dessus de nos têtes. Explorant le répertoire de Return to Cookie Mountain, j’y découvre des influences variées, très psychédéliques et des arrangements complexes, parfois si complexes (trop complexes) que la mélodie nous échappe le temps d’une chanson qui se termine en zigzag. Beaucoup de bruits, mais toujours un fil conducteur bien ficelé. Et parmi tout ce bruit… La touche de jazz? Des cuivres venus accompagner quelques chansons : délectable! Et les milles influences qui fusent de toute part. La touche de rock? Sans contredit le chanteur, c’est-à-dire tout du chanteur. Malgré le combat difficile de la case horaire TV on the Radio (une cinquantaine de dollars) versus Bran Van 3000 (extérieur, mais gratuit), les quatre musiciens se sont présentés comme un adversaire de taille qui aura certainement l’opportunité d’obtenir un deuxième match à Montréal. Pour ma part, arrivée avec la crainte de n’y trouver qu’une réputation surfaite, je suis repartie de ma soirée en pensant « à quand TV on the Radio à la télé ou à la radio? ». Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Crédit photo: FIJM
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| Dernière mise à jour : ( 04-07-2008 ) |
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