Les Nouvelles
Payz Play
| Payz Play |
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| Écrit par Amélie Poirier | |
| 27-05-2008 | |
Critique de leur premier album éponyme
Après la grande aventure du collectif Atach Tatuq, quatre de ses membres, les deux emcees R.U. et Egypto ainsi que les deux deejays Ephiks et Naes, se lancent dans un tout nouveau projet, Payz Play. Obéissant à la suprématie triangulaire de mon stéréo, j’insère le disque et j’appuie sur le triangle. Où est passé l’humour noir de Chips ou de Plastiq Doré? Qu’a-t-on fait de la profondeur des textes de La symphonie de ma discorde intérieure? L’audace qui caractérisait alors les deux emcees d’Atach Tatuq tombe à plat avec ce nouveau projet électro/hip-hop. Sur le disque éponyme de Payz Play, on préfère plutôt parler du hype et de ses acteurs. Le côté dansant est beaucoup plus présent. Après une introduction instrumentale tout droit sortie du Cinéplex d’à côté, l’influence des années 80 se fait sentir très vite dans les claviers et dans les distorsions de voix sur St-Cassette et Millionnaires, sonorité plutôt kitsch sur laquelle collabore Carole Facal (Dobacaracol). Puis, plus le Play roule, plus les chansons prennent de l’assurance. Les sujets restent les mêmes, mais les beats sont un peu plus convaincants. Certaines mélodies sont réellement accrocheuses (Les pantins, 430-Corpo, Donne-moi ton cœur). En intégrant la vague 80’s, le hip-hop de R.U. et d’Egypto perd de son mordant. Tomber dans la tendance est pourtant un choix bien assumé par le groupe. Un arc-en-ciel passe dans le club. Tant que les t-shirts Danse la poutine déambulent et que la tecktonik survit, les amateurs de musique continueront de peser sur Play. Lancement de disque le 27 mai à 20h, au Gymnase (ouvert à tous et gratuit) |
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| Dernière mise à jour : ( 27-05-2008 ) |
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