| Le piège américain |
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| Écrit par Joanie Péloquin-Dumoulin | |
| 06-05-2008 | |
Le nouveau film-événement de Charles Binamé, en salle le 16 mai prochain
L’implication d’un Québécois dans l’assassinat de JFK Le 16 mai prochain prendra place sur nos écrans un film de Charles Binamé, écrit et produit par Fabienne Larouche et Michel Trudeau, portant sur l’histoire d’un des plus grands criminels du Québec des années 50 et 60, Lucien Rivard, intermédiaire entre la mafia corse et américaine dans la contrebande d’héroïne. Propriétaire de boites de nuit à Cuba lors du régime de Batista, Rivard fait le trafic d’armes et de drogues jusqu’à la révolution de Castro, qui le fera emprisonner. À cette époque, il fera la rencontre de Paul Mondolini, figure marquante de la French Connection et Santos Trafficante Jr, parrain mafieux de Tampa, en Floride. À l’aide du ministère des Affaires extérieures du Canada, Rivard est de retour à Montréal, où il reprend son commerce illégal sous le couvert du Domaine Idéal à Laval. Dénoncé en 1963 par un complice au Texas, Rivard sera incarcéré à Bordeaux en 1964. Grâce à ses connaissances, il réussit à s’échapper et est en cavale pendant trois mois. Pendant ce temps, Robert Kennedy tente d’obtenir son extradition afin qu’il soit jugé au Texas. Au moyen d’amis dans le Parti libéral, Rivard l’évite, mais un scandale éclate et Guy Favreau, ministre de la justice de l’époque devra donner sa démission. En 1965, Lucien Rivard est extradé et condamné à purger une peine de 20 ans. Il demeurera derrière les barreaux de la prison de Lewisburg, en Pennsylvanie pendant 10 ans, avant de revenir au Canada et d’y finir ses jours. Comme l’histoire se déroule dans les années 1960-1970, un effet vieillot a été ajouté au montage qui rappelle les pellicules 8mm justement utilisées dans ces années pour tourner les films. Cet effet donne donc une image vieillie, parfois saturée de lumière. Certaines séquences du film, lors de l’apparition de personnages historiques très connus, comme les frères Kennedy et Che Guevara, ont été filmées en noir et blanc. Ces deux techniques rajoutent incontestablement un petit quelque chose au scénario : Charles Binamé vient renforcer l’idée d’un film historique, basé sur l’histoire d’un des grands caïds québécois. Les acteurs principaux, Rémy Girard, que l’on a pu voir entre autres dans la télésérie Les Bougons, Colm Feore, connu ici pour son rôle du Bon Cop dans Bon Cop Bad Cop et Gérard Darmon ont tous trois offert une prestation à la hauteur du scénario qui, quant à lui, était bien tissé, même s’il possédait quelques longueurs. En effet, ce dernier est divisé selon les époques, les hauts et les bas de la vie du protagoniste. Les transitions sont parfois lentes ou donnent l’impression que le film se terminera bientôt, ce qui n’est pas le cas. Colm Feore campe le rôle de Maurice Bishop un agent de la CIA, un personnage fictif résultant du croisement de quelques agents de la CIA ayant eu leur importance auprès de Rivard. Pour la deuxième fois en peu de temps, Feore incarne à merveille un policier au grand écran québécois. Dans le rôle de Bishop, il conserve le sérieux de son personnage de Martin Ward. Avec Le piège américain, Charles Binamé demeure dans la série des sagas historiques, comme Maurice Richard et Un homme et son péché. Et cette formule est gagnante pour ce réalisateur: Le Piège américain est un film à voir! |
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| Dernière mise à jour : ( 06-05-2008 ) |
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