Les Nouvelles
Chronique d'urbaine 2
| Chronique d'urbaine 2 |
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| Écrit par Dorothée Parent-Roy | |
| 06-05-2008 | |
Découvrez un nouvel épisode de notre chroniqueuse Dorothée Parent-Roy, chaque semaine sur Soundbeat Radio!
Who’s that girl?
Depuis environ une semaine, sur la page d’accueil de SoundBeat Radio, une nouvelle attire mon attention; Robyn arrive en ville!. Pour ma part, rien de surprenant. J’attends son arrivée de ce côté-ci de l’Atlantique depuis quelques mois déjà. Toutefois, pour certains d’entre vous, ce visage vous est familier, sans pouvoir mettre le doigt dessus. Who’s That Girl? Bien cette fille, vous la connaissez déjà. Une vieille connaissance, qui date de la fin des années ’90. Oui oui, vous vous rappelez maintenant? Robyn avec un Y, qui chantait Do You Know What it Takes sur le toit de sa fourgonnette bleue. Celle également qui chantait Show me Love. Elle n’avait que 16 ans à l’époque et s’était associée avec un des grands producteurs de ce monde, Max Martin (à qui on doit également le succès de Britney Spears). Puis, elle disparaît. Un autre one hit wonder se dit-on. Sauf que… La miss, contrairement aux autres chanteuses pop qui font surface à l’époque, compose sa propre musique. Et comme plusieurs de ses camarades suédois, elle possède un sens inné de la mélodie. Tannée de se faire dire quoi faire par sa compagnie de disques de l’époque, BMG, elle change d’étiquette, pour rapidement devenir désillusionnée; les grandes maisons de disques laissent généralement peu de place à l’innovation, situation que Robyn déteste. C’est alors qu’elle rencontre un duo, provenant également de Suède, du nom de The Knife, qui font prendre conscience à Robyn qu’il n’est pas nécessaire d’être signé sur un gros label pour continuer à faire de la musique. Que la solution consiste à devenir un artiste indépendant. Avec cette idée en tête, la Suédoise décide de fonder son propre label, Konichiwa Records, tout en travaillant sur son album. Si l’apprentissage du business prend beaucoup d’énergie et de temps, Robyn utilise cette expérience pour alimenter sa création. D’autant que cette décision lui permet une plus grande liberté artistique, en plus de lui permettre d’être impliquée dans tout le processus de la production d’un album. Le résultat? Un album à saveur électro-pop, hyper catchy, qui sort du moule traditionnel de la pop préfabriquée. Certes, c’est de la pop, donc oui il y a ce côté un brin sucré, mais sans que ça vous tombe sur le cœur. On a ici affaire à de la musique de qualité, des rythmes inventifs, mais surtout, des textes où tous peuvent se retrouver. Sans tomber dans les clichés, Robyn exploite les contrastes dans ses textes, comment on peut passer de son joli nuage à la descente émotive. Bref, la jeune chanteuse de 26 ans fait, avec cet album, dans l’authenticité. Rester authentique dans ses textes, en parlant de choses que tout le monde connaît, mais surtout, en restant authentique à elle-même, en livrant un album qui possède sa propre identité musicale. Allez découvrir ce petit bijou suédois, d’autant plus qu’elle vient faire son tour à Montréal le 4 mai (ce dimanche!) à la Tulipe. Je vous promets une prestation énergique (allez écouter Cobrastyle en live sur youtube) mais surtout, beaucoup de plaisir :) Je vous reviens la semaine prochaine avec le compte-rendu du spectacle.
D’ici là, il y a pleins de trucs à faire ce week-end, à commencer par la soirée Taste Choco-électro qui aura lieu à la SAT ce vendredi 2 mai. J’attends avec impatience les prestations de Orange Orange (http://www.myspace.com/orangeorngeduo ) duo composé de DomHameLL (Gatineau) et de Sabrina Bellemare (qui fait office de choriste sur certaines pistes de l’album de Gatineau). Y’a également Artist of the Year (http://www.myspace.com/artist_of_the_year ) qui font dans l’électro-funky-jazz, de la musique énergique et groovy à souhait.
Mais j’ai surtout hâte d’entendre Beast (http://www.myspace.com/beastsound ) le nouveau projet de Jean-Phi Goncalvès, qui a beaucoup travaillé sur le disque d’Ariane Moffat en plus de faire office de drummer au sein de Plaster, et de Betti Bonifassi, la voix derrière les triplettes de Belleville et Champion. De ce que j’en ai entendu, c’est très dark, près du drum’n’bass et du trip-hop, tout en présentant un son actuel. À écouter si vous aimiez le premier album de Bran Van 3000, Massive Attack ou Portishead.
Et si dimanche, Robyn vous attire moins, sachez que les Midnight Juggernauts sont également en ville. Le trio australien fait dans l’électro et on avait pu les voir en première partie de Justice au Métropolis. Bref, une fin de semaine chargée, peu importe vos goûts! Pourquoi ne pas en profiter et sortir danser, histoire d’oublier cette température digne d’un mois de novembre :) |
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| Dernière mise à jour : ( 14-05-2008 ) |
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