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Salon des vins
| Salon des vins |
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| Écrit par Mael Bernier | |
| 01-04-2008 | |
SALON DES VINS ET SPIRITUEUX DE MONTREAL … ou une initiation à l’art de la dégustation, par Maël Bernier.
Une invitation au Salon des vins, pour une journaliste aussi consciencieuse que moi, c’est un vrai dilemme existentiel : comment je fais pour rester sérieuse, façon Josée Distasio par exemple- oui, et j’assume mes modèles -, alors que c’est bien connu, après trois verres je me sens comme une version féminine de Tintin parachutée sur la route des vins ? Mais étant de celles qui affrontent leurs problèmes en se regardant droit dans la bouteille, c’est avec un bloc-notes sous un bras et un ami-qui-peut-venir-à-ma-rescousse-on-ne-sait-jamais sous l’autre que j’ai passé cette belle journée de dimanche à essayer de maîtriser les bases de l’art vinicole. La dégustation, ça s’apprend, et ça fait toute la différence Quand on a pris l’habitude depuis trop longtemps d’acheter son vin à l’épicerie ou au dépanneur, parce que c’est plus simple, plus proche, et que de toute façon la qualité, on s’est fiche un peu, ce dont on envie avoue-le, c’est que ça saoule, on oublie le plus important : le plaisir. En ce qui me concerne, j’ai toujours pensé que mon palais avait été livré sans l’option « reconnaître un Bordeaux d’un Chiraz », et quant aux arômes de violette sous les bois, n’en parlons pas… C’est dire si j’étais curieuse d’approcher enfin les maîtres en la matière pour leur soutirer cette technique qui-marche-à-tous-les-coups mais que personne n’arrive vraiment à expliquer. La première chose, après s’être versé une coupe, c’est le contact visuel. Avec un peu de concentration, on remarque vite que les teintes (ce que l’on appelle la robe) varient selon l’âge du vin : un vin jeune se distingue par une couleur claire et transparente, alors qu’un vin vieilli aura une couleur plus profonde. Ensuite, c’est la fameuse étape de l’odorat, celle qui semble si complexe lorsque l’on regarde les sommeliers à l’œuvre. Mais s’il y a bien une chose que l’on apprécie dans les salons, ce sont les guides pour visiteurs ; celui du salon des vins présentait un ABC très simple pour les amateurs en quête d’un voyage des sens. Trois conseils nous sont proposés- tellement simples qu’on ne peut plus avoir de réticences : commencer par humer le vin qui vient d’être servi sans bouger, puis le faire tourner dans le verre et le respirer de nouveau. Enfin, prendre une gorgée de vin sans l’avaler et faire circuler un filet d’air entre les lèvres pour que les arômes puissent se diffuser à leur maximum. Quant à dresser le portrait du vin, il suffit d’identifier chaque sensation, chaque impression, et s’en souvenir. Facile à écrire mais pas si facile à faire… mais après plusieurs essais, j’ai été surprise et heureuse de découvrir que oui, finalement, je le sentais le goût boisé, ou la note de noix et fruits secs. Je me suis mise à tenir ma coupe par le bas, à faire tournoyer le vin sans les éclaboussures embarrassantes que je fais subir habituellement à l’inconnu près de moi- qui d’ailleurs, dans ce type de situation, est toujours sexy comme un acteur de série hollywoodienne, mais ça c’est une autre histoire. Autre aspect à considérer pour une dégustation parfaite : l’ordre dans lequel on effectue notre parcours des vins. Celui-ci doit se dérouler dans un ordre croissant, des goûts les plus frais et légers aux alcools de caractère. On nous conseille donc de commencer par les vins blancs secs, puis d’enchainer avec les rosées. Ensuite, on continue avec les rouges légers (type Beaujolais) pour aller vers les plus corsés. Enfin, on peut aller sur des vins moelleux et liquoreux (un Gewürztraminer par exemple) ; et si on se laisse tenter par le parcours complet, on termine par les spiritueux (Scotch ou Cognac). Petit truc : pour remettre le palais à zéro entre deux gorgées, il faut manger une ou deux bouchées de pain (et ça aide aussi après quelques heures à boire, question estomac !). Ma seule bête noire : le fameux crachoir. J’ai beau avoir mis tout mon cœur et ma passion des beaux produits au service de la cause, je n’ai pas pu ; pardon à tous les sommeliers, tous les amoureux de l’œnologie, tous les collectionneurs dévoués à ce nectar qui a inspiré bien des écrivains. Mais je n’ai pas craché. Pas une fois, même une giclette pour faire semblant. Un étalage de trois mille produits, dont de très grands crus, à disposition seulement une fois tous les deux ans ? Le vin est un péché mignon auquel on ne peut résister dès que l’on se laisse tenter par une appellation pleine de promesses, une robe riche, une provenance hors du commun. Le crachoir, je le garde pour les cours de dégustation que j’ai ajouté à ma liste de choses à faire « une fois que j’aurais du temps », c'est-à-dire pas avant la prochaine édition du salon… Les coups de cœur Une visite au Salon des vins et spiritueux de Montréal n’aurait pas été complète sans une liste d’épicerie version SAQ toute spécialement testée ; voici donc ma sélection de vins coups de cœur (cœur qui me fait d’ailleurs encore un peu souffrir) : - Château des Maladrets, Beaujolais-Village A.O.C, millésime 2004, 17,50$ Une cuvée à boire jeune (dans les 3 ans), qui allie des arômes intenses de baies rouges avec une dominance de cassis que l’on sent aisément à une profondeur et une élégance que l’on attend d’habitude d’un Cru de Beaujolais. À servir frais avec des entrées chaudes type vol au vent, de la volaille à la crème ou des poissons grillés. - Banear, Redros Rosso, millésime 2005, 15,70$ Un assemblage de resfosco et de cabernet-sauvignon pour ce vin italien aux aromes de mûres et de cerises. C’est un vin souple et sensuel qui accompagne à merveille les viandes rouges, la volaille grillée, les fromages et les mets indiens épicés (existe également en blanc) - Rocky Point, Pinot Noir, Prophet’s Rock Vineyard, millésime 2006, 34$ Un vin de Nouvelle-Zélande, avec un nez de bleuets et de cerises, une bouche riche en saveur de fruits et d’épices, et une finale complexe. À servir à 16°C en accompagnement d’un saumon grillé ou d’une côtelette d’agneau aux herbes. - Cabral caracter Reserva, Porto Reserve Ruby, 16$ (750ml) et 10$ (350ml) Un Porto vieilli plus de 7 ans en fûts de chêne et qui possède toute la rigueur et le caractère d’un vin souple corsé, avec des arômes d’amandes, de cerises noires et de crème brulée. Il accompagne aussi bien les fromages que les desserts, et on le dit excellent avec un cigare. Bonne dégustation ! Pour de plus amples informations sur les produits présentés, consultez le www.salondesvins.com Consultez notre site dans les jours à venir pour découvrir un portrait d’Elyse Lambert, sommelière et porte-paroles de l’édition 2008 du salon des vins et spiritueux de Montréal ! |
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| Dernière mise à jour : ( 09-04-2008 ) |
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