| Bob Sinclar |
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| Écrit par Roxane Laberge | |
| 20-03-2008 | |
Musique, enfance et libertépar Roxane Laberge Lors de sa dernière visite, un des plus grands DJ internationaux a fait exploser l’ambiance du Club Opéra, avec ses succès tels que Soundz of Freedom, World Hold On et Love Generation. Soundbeatradio.com a rencontré Christophe Le Friant, alias Bob Sinclar, dans le lobby du superbe Hôtel St-Paul, à Montréal. Roxane Laberge: Qui est Bob Sinclar? Bob Sinclar: C’est mon personnage DJ que j’ai créé il y a dix ans. C’est une personne à côté de moi. RL: Vous étiez au Club Opéra hier soir devant une salle plus que comble. Comment était-ce? Bob: Ça fait peut-être drôle de dire que chaque fois que je viens au Canada c’est toujours extraordinaire, mais c’est vrai. Je viens tourner mes clips ici. Hier, 500 personnes étaient dehors un dimanche soir. C’était bourré à craquer, avec une ambiance de folie! J’étais avant-hier à Toronto et c’était pareil. J’ai eu un accueil très chaleureux. C’est fantastique. RL: Vous dites que vous filmez vos clips au Canada. Comme plusieurs personnes, j’adore les regarder et j’ai remarqué qu’on y voit souvent des enfants… Bob: J’ai tourné cinq clips au Canada. L’enfance est un thème qui m’est venu avec le titre Love Generation. Ceux qui peuvent parler de la Love Generation, aujourd’hui, c’est nous et les parents qui devons éduquer nos enfants pour qu’ils deviennent la Love Generation. Le clip présente un petit garçon, joué par David Beaudouin de Trois-Rivères, qui à travers la Love Generation vit son rêve de faire le tour des États-Unis en vélo, en une journée. C’est impossible, mais la morale est que lorsque tu veux vraiment quelque chose, tu peux le faire. Ensuite, j’ai gardé le petit garçon et le thème de l’enfance pour tous les clips de l’album Western Dream et aussi pour Soundz Of Freedom, qui est une espèce de compilation que j’ai créée juste après, pour faire découvrir aux gens ce que j’avais fait comme musique auparavant. RL: Le plus récent clip dans lequel on voit des enfants c’est Together. Et il y a encore le même petit garçon… Bob: Le thème de Together c’est les enfants ensemble partout dans le monde. Nous avons présenté chaque enfant dans son contexte en train de chanter la chanson plutôt que de montrer le chanteur. Donc, évidemment je suis venu shooter ici, à Trois-Rivières, sur la patinoire! (rires) RL: Mais il y a aussi un contraste, parce que plusieurs autres vidéo-clips sont "à l’opposé"; c’est plutôt de club, avec des filles, c’est un peu plus hip-hop. Cela me fait penser à… Bob: Fireball. RL: Voilà! Bob: Fireball est un artiste que j’ai découvert par le net. C’est un artiste de Trinidad que j’ai remis, je dirais, au goût du jour. Le remix a été un très gros succès. Dans le clip on voit Fireball à son boot camp qui transforme toutes les filles un peu timides en bombes atomiques et moi j’arrive, à un moment donné, tel David Hasselhoff dans Alerte à Malibu. RL: C’est justement un clin d’œil que vous faites dans chacun de vos clips. On vous voit toujours à un moment donné… Bob: Ouais, j’aime bien me mettre en scène. Ce n’est pas du tout pour une histoire d’égocentrisme. J’aime bien montrer mon second degré. J’aime beaucoup l’humour et j’aime beaucoup rigoler. La musique c’est sérieux, mais je fais ça pour montrer qu’on s’amuse beaucoup. RL: Donc vous créez tout ce qu’on voit? Participez-vous à toutes les étapes de la création? Bob: Oui, je m’occupe de tout de A à Z, mais je travaille avec un réalisateur qui fait tous mes vidéos, je travaille avec des photographes, des ingénieurs du son, des musiciens et des gens qui ont beaucoup de talent. RL: Qu’est-ce qui fait en sorte que votre musique, la vôtre et celle de la French Touch (Daft Punk, David Guetta, David Vendetta, Martin Solveig, Laurent Wolf, etc.), est aussi populaire? Bob: Ma musique ne se veut pas pop à la base. C’est une musique qui est destinée aux DJ et qui est devenue pop par la force des choses. Moi ce qui m’intéressait au départ c’était de faire des chansons. À partir du moment où tu fais des chansons qui plaisent à tous les clubbers, qui sont très nombreux dans le monde, il y a une demande en radio. Ce sont les radios qui font ce qu’on est devenu aujourd’hui. Parce qu’on passe sur leurs ondes, il y a de plus en plus de demandes dans les clubs et c’est ce qui a fait cette « starification ». On dit toujours: « Ah, les DJ c’est des stars. Ils se prennent la tête, ils ont les chevilles qui enflent! » En tout cas, tous ceux qui m’ont connu il y a dix ans pensent que ça ne m’a pas affecté.
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| Dernière mise à jour : ( 20-03-2008 ) |
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